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Montreuil-Bellay - Le Château du Faucon Noir

  • Photo du rédacteur: EspritGlobeTrotteuse
    EspritGlobeTrotteuse
  • 17 janv.
  • 14 min de lecture
Château Montreuil Bellay

C'est dans la Vallée de la Loire que je vous emmène une nouvelle fois. Je ne viens pas vous faire visiter les plus grands châteaux de la vallée (d'autre articles viendront, soyez-en assurés) mais un château dont la construction remonte à plus de 1000 ans. Il s'agit du château de Montreuil-Bellay.

Avant de vous en raconter l'histoire et de vous en faire la visite, je vous propose de nous repérer sur une carte pour le situer dans la vallée.


Carte Châteaux de la Loire

C'est lors d'un séjour à Saumur que j'ai fait cette petite escapade pour découvrir le château de Montreuil-Bellay. Retrouvez mon article complet sur mon séjour découverte en pays Saumurois juste ici :



Sommaire



Dominé par la figure de son château, Montreuil-Bellay est situé sur un promontoire de roche calcaire en bordure du Thouet. Au carrefour de l'Anjou, de la Touraine et du Poitou, son positionnement stratégique signe, dès le Moyen-Age, sa vocation commerçante et militaire. Aujourd'hui, son riche passé et ses bonnes adresses en font une base parfaite de découverte du Saumurois.


Le pittoresque escalier Saint-Pierre fait le lien entre ville haute et ville basse. Cette dernière, axe majeur de la ville en son temps, offre aujourd'hui de belles vues sur le château. Là se dressent quelques vestiges en bordure du Thouet : les ruines du prieuré des Nobis avec son cloître (XVIIe et XVIIIe siècles), et de l'église Saint-Pierre, du XIe siècle. Plus loin, après la porte du Boille (poste de défense de la fin du XIVe siècle devenu tour de péage dès le XVe siècle), se succèdent le cellier du Château (XVe siècle), réaménagé en chai, son moulin à eau (reconstruit au XIXe siècle) et le logis du meunier (XVIIe siècle).

Escalier Saint Pierre à Montreuil Bellay

Mais c'est le château de Montreuil-Bellay qui nous intéresse particulièrement. Aussi, grimpons cet escalier Saint-Pierre pour rejoindre les fortifications.



 

L'histoire du Château de Montreuil-Bellay


Le château de Montreuil-Bellay, situé dans le Maine-et-Loire, près de Saumur, est un joyau architectural mêlant Moyen Âge et Renaissance.


En 1025, Foulques Nerra, comte d'Anjou, fit édifier un château fort qu'il confia à son vassal, Berlay Ier ; ce dernier donna son nom à la cité. Le château avait d’abord une fonction défensive. Son emplacement stratégique, sur une colline surplombant la rivière Thouet, en faisait une place forte pour contrôler les environs.


Soucieux de soustraire la région à la domination anglaise, Berlay Giraud II fit par la suite allégeance au roi de France, Louis VII, ce que prit très mal le comte d'Anjou Geoffroy le Bel, dit Plantagenêt. Trois années de siège furent nécessaires pour venir à bout de la détermination de Giraud Berlay et de sa forteresse réputée imprenable, protégée par ses remparts, ses douves et ses 13 tours. Elle fut reprise par le roi de France au début du XIIIe siècle et, à la Renaissance, se doubla d'un château neuf de plaisance, à l'influence italienne avec de magnifiques fenêtres à meneaux.


Plus tard, au XVIIe siècle, il devint un lieu de résidence moins militaire, avec des jardins aménagés pour refléter l’élégance de l’époque. Abandonné un temps après la Révolution française, le château fut restauré au XIXe siècle. Il est aujourd’hui une propriété privée, appartenant à la famille de Grandmaison, ouverte au public.



 

Visite du Château de Montreuil-Bellay


Afin de nous repérer dans cette visite de château, je vous propose un plan que nous allons suivre au plus près.

Plan de visite du Château de Montreuil Bellay

Avant de pénétrer dans l'enceinte du château, nous longeons les douves sèches et avons un très bel aperçu sur les remparts fortifiés du château, datant pour certains du XIème siècle. Puis nous empruntons un pont qui enjambe les douves, nous laissant entre-apercevoir la grandeur des édifices à découvrir. Face au Castelet d'entrée, nous nous sentons bien petits. C'est par là que nous pénétrons dans l'enceinte du château.



Un Château-Vieux du XIIIème, un Petit-Château du début du XVème et un Château-Neuf de la fin du XVème constituent les trois éléments de l'édifice monumental de Montreuil-Bellay.


Suivons l'itinéraire indiqué sur le plan ci-dessus pour effectuer la visite du Château de Montreuil-Bellay.


Le Château-Vieux


C'est par le Château-Vieux (7) que nous pénétrons dans la grande cour. Le Château-Vieux repose sur des assises du XIème siècle, époque de grande fièvre constructrice pour le Comte d'Anjou Foulques Nerra, qui dote toute la région de donjons. Au XIIIème siècle, la forteresse est reconstruite par la famille du Berlay. Mais c'est au XVème siècle que le château revêt son aspect actuel : l'enceinte fortifiée est flanquée de treize tours.

Aujourd'hui, on y trouve l'accueil et l'on peut y faire des dégustations de vin. Montreuil-Bellay étant également réputé pour son vin de qualité.


Les jardins et remparts


Le parc du château de Montreuil-Bellay est un écrin de verdure entouré de murailles. Ses jardins à la française, avec leurs parterres de buis taillés, contrastent avec les parties plus sauvages, où des allées ombragées invitent à la promenade. On y trouve également un verger et des vignes, rappelant la tradition viticole de la région.


Mettons de côté la visite de la Collégiale. C'est par là que nous terminerons la visite du Château.

Concentrons-nous sur le jardin haut (1) et les remparts (10) où nous avons une vue magnifique sur le Thouet. Il est important de comprendre toute l'activité économique de cette forteresse imprenable.

La forteresse est naturellement protégée à l'ouest par la rivière du Thouet et par le fossé en contre bas. Erigée sur un éperon rocheux, à la croisée stratégique des axes Saumur-Niort et Angers-Poitiers, le Château de Montreuil-Bellay est imprenable.


  • En contrebas, sur la gauche

Le Thouet, qui prend sa source à Beugnon près de Partenay en Gâtine Poitevine, coule sur 152 km pour se jeter dans la Loire à Saumur. La Tour du Boële (signifie cour en vieux français) édifiée au XVème siècle devant la rivière, assure au Seigneur la collecte des taxes sur le transport fluvial. En contrepartie, le Seigneur entretient les barrages et arrête les moulins pendant les travaux. La navigation commerciale sur le Thouet, cent fois moins onéreuse que le transport par terre, devient florissante dès le XVème siècle. Ici étaient transportés, par bateaux à fond plat, pipes de vin (barriques de 480 litres), céréales, cuirs, étoffes et ardoises sur l'axe Anjou-Poitou.

Tour du Boële

  • En face

Au delà du Thouet, face à vous sur le coteau, le vignoble du Château s'étend sur 16 hectares encépagés en cabernet franc, chenin et chardonnay. En effet, depuis le Moyen Age, les seigneurs de Montreuil-Bellay produisent leur vin. La vendange arrivait aux chais par charrette sur le pont aujourd'hui détruit. Cette tradition séculaire perdure. Avant de partir, venez découvrir les vins de la propriété à l'entrée de la forteresse.


  • En contrebas, sur la droite

On peut remarquer plusieurs bâtiments :

  • Le chai du Château du XVème siècle est l'ancien logement du meunier où sont aujourd'hui élevés les vins du Château. Vaisseau de 40 mètres de long supporté par 16 colonnes, il est protégé par une porte à pont-levis.

  • Au bord de l'eau, le moulin, reconstruit à la fin du XIXème siècle après l'incendie du bâtiment primitif édifié au XVème siècle. Outre la production de farine, les meuniers, véritables ingénieurs, utilisaient l'énergie de leur moulin pour fabriquer les armes du seigneur. A droite, la minotière, nouvelle habitation du meunier bâtie au XVIIème siècle.

    Château de Montreuil Bellay vue du Thouet

Le Petit-Château


La suite de la visite nous amène au Petit-Château. Dans le Petit-Château du début du XVème logeaient les chanoines de la collégiale (aujourd'hui église paroissiale). Les quatre logis sont desservis par quatre escaliers particuliers, ce qui préservait l'intimité des religieux et leur laissait une certaine indépendance. La cuisine commune, de plan carré, est un bon exemple de l'architecture civile du Moyen-Age.

Sur la Gauche la cuisine du château

Place à la visite :


  • La cuisine (2)

La cuisine est construite au XVème siècle, par les d'Harcourt à l'écart du donjon et du château neuf pour prévenir toute propagation d'incendie. L'intérieur est le prototype des cuisines princières avec sa cheminée centrale comme au palais des Ducs de Bourgogne à Dijon.

La hotte centrale conique est soutenue par 4 ogives portées par quatre piliers et entourée d'une coursière voûtée. Elle porte encore les traces de cuisson depuis le XVème siècle. Le foyer central est complété par deux cheminées latérales : trois foyers où l'on pouvait cuisiner tout à la fois des potages, des rôtisseries et également embrocher des animaux entiers : "de la barbe au cul", origine du mot barbecue, pour régaler la famille et son importante cour.

Cheminée centrale

Au XVème siècle, la fenêtre au centre d'une large baie sert de passe-plat, la niche de cette grande baie abrite le dressoir où les cuisiniers mettent en forme les plats avant qu'ils ne soient apportés au maître des lieux via la galerie.

A la même époque, on place en face un évier en pierre, d'une seule pièce, légèrement en pente, facilitant l'écoulement de l'eau dans les douves.


Au XVIIème siècle, on ajoute à la cheminée sud un petit four à pâtisserie qui donne le nom de "petit four" aux gourmandises cuites à l'intérieur.

Cuisines à colonnes

Au XVIIIème siècle, un potager chauffé au bois, en faïence bleue, est installé, pour y cuire des "potages" : plats à base de viandes, légumes et bouillon qui mijotent longtemps.


Au XIXème siècle, un piano au charbon vient moderniser encore la cuisine. L'apport du charbon permet des cuissons plus vives. Un petit robinet en laiton permet aussi d'y récupérer de l'eau chaude.

Au mur, la collection de cuivre date du XIXème siècle. La crémaillère, dont la place naturelle se trouve dans la cheminée pour y supporter les ustensiles, est ornée de la double Croix d'Anjou et de Lorraine, célébrant le mariage du roi René avec Isabelle de Lorraine. L'origine de ce symbole est une croix-reliquaire constituée à partir d'un morceau de la vraie Croix qui se trouve à Bauge (au nord de l'Anjou).

Collection de cuivre

  • Les logis (3)

Cette basse-cour (ou cour de service) était fermée par une galerie (XVème siècle) reliant la cuisine au "Château-Neuf" pour l'acheminement à couvert des plats chauds. Les traces de cette galerie sont visibles sur le mur nord-ouest de la cuisine, ainsi qu'au-dessus de la porte du château en face.

Le bâtiment en équerre, à deux niveaux, adossé à la muraille médiévale est desservi par quatre escaliers à vis couvertes en poivrière construit par les d'Harcourt au XVème siècle.

Ces quatre maisonnettes indépendantes, appelées logis des chanoines, hébergent la réserve de provisions et certains des chanoines nommés par le pape pour officier dans la collégiale. Ceux-ci n'ont pas tous bonne réputation. Un parchemin de l'époque nous apprend que : "Les clercs de Montreuil préfèrent boire les vins du domaine plutôt qu'écrire ou étudier !"

Logis

Dans le logis nord-ouest, les d'Harcourt installent au XVème siècle une étuve, un système de bain de vapeur.

Elle se compose de deux pièces :

  • Au rez-de-chaussée de la 3ème vis, la pièce basse est dotée d'un plancher chauffé monté sur quatre colonnettes sous lequel un serviteur chauffe une grande bassine d'eau bouillante. Par condensation sur les murs, l'eau repart vers les douves. Un guichet sert à donner des ordres quant à la température de l'eau.

  • L'étage supérieur abrite une pièce de repos pour le seigneur.

    Etuve
  • Les remparts (4)

Depuis les remparts et les toits du château, la vue est à couper le souffle. En montant les escaliers étroits des tours, on accède à un panorama exceptionnel sur la rivière Thouet qui serpente en contrebas. Les toits en ardoise du château et les remparts offrent une perspective unique sur l’ensemble du domaine et les paysages environnants : champs, bois et villages pittoresques. Ce point de vue révèle toute la majesté du site, dominant la vallée avec élégance.

Depuis les toits du logis

Le Château-Neuf


Le Château-Neuf, construit de 1485 à 1505, restauré à la fin du XIXème siècle, s'orne de portes sculptées et de baies à meneaux. Ses tours extérieurs sont couvertes en terrasses, rompant avec l'appareillage militaire traditionnel (mâchicoulis et poivrières). On visite les grandes salles à cheminées monumentales et flamboyantes, garnies d'un beau mobilier et tendues de tapisseries d'Aubusson (XVIIIème). L'oratoire est décoré de fresques historiées.

Chateau Neuf Montreuil Bellay

  • Les caves (5)

Descendons désormais dans les caves du Château.

Les deux premières salles supportent à elles seules l'élévation du Château-Neuf qui repose sur 6 colonnes, soulagées par leurs voûtes d'ogives angevines.

 du Château Montreuil Bellay

La troisième cave devait servir de fondation à l'extension du Château-Neuf voulue par les d'Harcourt au XVème siècle. Le départ des arcs, entre la 2ème et la 3ème cave, en atteste. Au XVIIIème siècle, elle est cintrée en anse de panier pour y accueillir la vinification du château.

Cave vinification

Ici, dans les caves gothiques de son château, Georges de Grandmaison crée en 1904 la Confrérie vineuse des Sacavins autour du millésime Château Montreuil-Bellay 1902. Elle est la plus ancienne bachique de France, au cœur du vignoble historique des rois.

Confrérie Sacavins

Partons à la découverte de l'intérieur du château.


  • L'escalier d'honneur

Georges de Grandmaison nous salue en nous rappelant la devise du château en latin, située au-dessus de la porte : "Ma tristesse est changée en joie".

Sur le palier de l'escalier, se trouvent quelques souvenirs du temps lointain de la forteresse : des canons (bombardes) du XVème siècle, des armures et un chanfrein pour protéger la tête du cheval.

Le lourd coffre datant du XVème siècle sert à entreposer les recettes du collecteur des impôts, ce qui explique son poids et l'ensemble de serrures et d'anneaux.

Coffre collecte impôts

L'escalier d'honneur du XVème siècle, le plus important des 18 escaliers à vis du château, est construit "hors d'œuvre", c'est-à-dire à l'extérieur du bâtiment qu'il dessert. Il s'élève en 4 volées et 75 marches de deux pierres de couleurs différentes alternées pour faire chanter la lumière (la pierre blanche : tuffeau et la pierre jaune : pierre de Chauvigny). Il est coiffé au sommet d'une rosace d'ogive en palmier.

Pierre escalier d'honneur

Le cheval de bois présent sur les marches évoque la légende selon laquelle la Duchesse de Longueville, exilée et s'ennuyant au château, fait le pari en 1650, de gravir cet escalier à cheval. L'animal prend peur et il faut lui bander les yeux pour qu'il descende à reculons. Désormais par temps d'orage, on entend son hennissement retentir sous la voûte !

Escalier d'honneur, cheval bois

Nous gravissons les marches de cet escalier d'honneur pour arriver au niveau des appartements magnifiquement meublés.


  • Le grand salon

Cette pièce d'apparat de 14 mètres de long devait être prolongée par une autre salle des gardes (au-dessus des fondations vues dans les caves).

Le plafond, initialement orné de sculptures symboliques est refait au XIXème siècle. Certaines de ces sculptures sont retrouvées dans le bûcher du château et sont utilisées comme tables d'appoint de chaque côté du canapé.

Au mur, trois tapisseries des Flandres qui datent du XVIIème siècle, racontent l'histoire de la mythologie d'Enée, fondateur de la ville de Rome et de Didon, reine de Carthage.

Grand Salon

Dans ce grand salon, on peut également contempler

  • des petits coffrets datant du XVème siècle, retrouvés dans les souterrains du château

  • un miroir de bible à double fond, datant du XVIIème siècle, qui permettait aux protestants de cacher leur bible traduite en français. A cette époque, seule la bible en latin était autorisée par l'église catholique.

  • une grande armoire, apportée par le Duc de Longueville, au XVIIème siècle

  • un grand coffre en cuir, du XVIème siècle, étant un des coffres de mariage de Marguerite de Valois, la Reine Margot, épouse d'Henri IV.


A partir du Grand Salon, on peut accéder au salon de musique.

  • Le salon de musique

Ce salon témoigne du style de vie au XVIIIème siècle, celui des lumières, des jeux, de la musique et des belles lettres. On y trouve :

  • la tapisserie d'Aubusson XVIIIème siècle qui met en scène le "jeu galant de la main chaude". Agenouillé, les yeux fermés, un jeune homme doit deviner le nom de celle qui lui touche la main parmi les jeunes filles qui tournent autour. S'il réussit, une promenade dans les jardins avec sa douce le récompense. Ce jeu est l'ancêtre du colin-maillard.

  • le bureau Mazarin en écaille de tortue et laiton qui est façonné au XVIIème siècle par André-Charles Boulle.

  • la harpe exécutée par Naderman : luthier de Marie-Antoinette, date du XVIIIème siècle.

  • le piano-forte, du XVIIIème siècle réalisé par Zimmerman est, l'ancêtre du piano. Le son est obtenu par un marteau tapant sur les cordes et non par un pincement comme pour le clavecin.

    Salon de musique du château de Montreuil Bellay

  • La salle à manger

Dans cette pièce, hormis les meubles et décorations, c'est la duchesse de Longueville qui est mise à l'honneur.

La duchesse de Longueville, nièce d'Henri IV, princesse de sang royal, belle, intelligente, blonde aux yeux bleus, est l'une des instigatrices de la fronde des Princes. Celle-ci conteste la légitimité de deux étrangers, Anne d'Autriche (espagnole) et le cardinal Mazarin (italien) pour exercer la régence de Louis XIV, alors que son frère, le Grand Condé, de sang royal comme elle, est naturellement désigné.

Louis XIV, pour la punir, l'assigne à résidence pendant 3 ans, ici en son château. La duchesse attire des courtisans pour se "désennuyer" ainsi que son amant de toujours, le duc de la Rochefoucault, l'auteur des célèbres maximes. Fou d'elle, il s'enflamme :

"Pour mériter son cœur,

pour plaire à ses beaux yeux,

j'ai fait la guerre aux rois :

je l'aurais faite aux dieux."

Après ces années à Montreuil-Bellay, elle se retire dans un couvent et meurt à Port Royal à Paris, à l'âge de 60 ans.

Cheminée Grand Salon Montreuil Bellay

On termine la visite des intérieurs du château par la chapelle

  • La chapelle

A la fin du XVème siècle, Guillaume d'Harcourt et son épouse Yolande de Laval, belle-soeur du Roi René, entreprennent la construction du château-neuf et le dotent de deux chapelles superposées. La chapelle basse où nous sommes, mesure 5,20 mètres de long sur 3,50 mètres de large et 5,40 mètres de haut et possède deux travées voûtées d'ogives divisées pour former 8 voûtains. Elle présente un riche décor peint à la détrempe par le peintre du Roi René, le hollandais Coppin Delf. Elle est vouée à la Vierge Marie et au Christ Rédempteur.

La démarcation blanchâtre à mi-hauteur témoigne du plafond construit à la Révolution Française par les républicains pour y emprisonner quelques-unes des 800 femmes monarchistes retenues au château.

Chapelle du Château de Montreuil Bellay

La Collégiale


Il y avait, vers les XIIème - XVème siècles, plusieurs paroisses desservant la ville et ses faux bourgs - hors-des-murs - du château. Elles furent incendiées, pillées ou détruites au XVIème siècle (guerres de religion) et à la fin du XVIIIème siècle lors de la révolution française.

Une très ancienne chapelle existait ici vers le XIème siècle, construite avec le premier château. Elle se trouvait en fort mauvais état, au XVème siècle, lorsque Guillaume d'Harcourt a décidé de reconstruire, en même temps qu'un château neuf, une nouvelle chapelle. Il demanda alors au Pape une aide financière. La nouvelle chapelle fut desservie par un collège de 12 chanoines, ce qui explique qu'elle soit une "collégiale".

Collégiale de Montreuil Bellay

Cette chapelle résista aux assauts du temps en raison de sa situation. Elle est parvenue jusqu'à nous, encore que des traces de coups de feu et de faux soient encore visibles sur la façade (tour de gauche), restes de batailles entre les Vendéens et les Républicains. Devenue en 1810 église paroissiale de la ville de Montreuil-Bellay, elle fut réunie à la ville par un pont construit en 1863 sur les douves et isolée de la cour du château par un mur circulaire.

Sortie Collégiale Montreuil Bellay

C'est ici que se termine la visite du château de Montreuil-Bellay, mais je vous donne immédiatement toutes les infos pratiques pour bien organiser votre séjour.



 

Infos pratiques pour organiser sa visite au Château de Montreuil-Bellay



  • Venir au château

    • Accessible en TGV jusqu'à Tours ou Angers puis TER jusqu'à Montreuil-Bellay

    • Accessible en voiture depuis Paris (3h30)

    • Parcs et jardins accessibles pour les personnes à mobilité réduite (intérieur du château pas accessible)


  • Horaires d'ouverture

Vérifiez le calendrier en ligne. Périodes et horaires d'ouverture en fonction des saisons/vacances scolaires.


  • Tarifs

Adultes : 12,40€

Tarif réduit : 7,50€ pour les jeunes entre 7 et 18 ans

Gratuit pour les enfants de moins de 7 ans.


  • Où réserver ?

Les réservations doivent se faire en ligne. Je vous mets le lien juste ici.

En effet, les créneaux sont souvent complets, il est donc important de bien anticiper et organiser votre visite.


  • Où manger ?

Quand on a une bonne adresse gourmande à côté d'un lieu de visite, ça serait dommage de ne pas combiner les deux. Alors aujourd'hui, je vous propose l'Auberge des Isles. Il s'agit d'un restaurant-caviste à la cuisine basée sur des produits locaux ou issus de l'agriculture raisonnée et aux vins exclusivement bio. Et ça, on apprécie vraiment la démarche ! Cette très bonne table aux tarifs abordables et au chic décrontracté est postée au bord de l'eau avec une jolie terrasse pour les beaux jours.

Et comme j'aime bien vous mettre l'eau à la bouche, je vous donne un exemple des plats proposés avec ma sélection du jour :

  • Entrée : Concombre Ohitashi, mousse de chèvre, fèves et graines de courges - 9€

  • Plat : Mignon de cochon basse température, carottes nouvelles et pleurotes - 22€

  • Dessert : Tartelette sablée à la rhubarbe pochée, mousse amande et fève tonka, coulis de framboise - 10€



 

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À propos d'EspritGlobeTrotteuse

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Passionnée de voyages depuis toujours, c'est en 2005 que j'ai commencé les vols longs courriers et depuis j'ai à cœur de tout découvrir.

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